CAHIER D’ESPÉRANCE N°949«Rencontre,jeudi 19/12/19 »

Le prochain parcours Alpha Pro débute le lundi 13 janvier 2020 à 12h30

Alpha,pour recontrer (ou renouveler sa rencontre) avec le Christ

« J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse ».

 La Joie de l’Evangile, Pape François

Le parcours Alpha Pro propose pendant la journée de travail un lieu de convivialité à tous ceux qui souhaitent échanger sur les questions  essentielles de la vie (Dieu, la foi, le sens de la vie, l’engagement…) ; c’est aussi un lieu où chacun peut souffler pendant la pause du midi et prendre un temps de respiration.

Au cours de ces déjeuners hebdomadaires, les participants écoutent un enseignement sur les bases de la foi chrétienne : Qui est Jésus ? Quel est le sens de la vie ? Pourquoi Jésus est-il mort ? Comment résister au mal ? Comment Dieu nous guide-t-il ?…

L’enseignement est suivi d’un temps de partage autour du thème proposé.

Ces réunions se déroulent dans un esprit de liberté, de bienveillance, d’ouverture et de respect des opinions exprimées. 

Alpha Pro, comment ça marche et c’est pour qui ?

Le parcours « Alpha Pro » est destiné à être déployé dans le monde du travail :

– Il fonctionne à l’identique des parcours Alpha Classic proposés en paroisse.

– Seule différence : il est conçu pour se dérouler sur le temps de la pause déjeuner.

Le format :

– Un repas convivial dans une ambiance chaleureuse et détendue .

– Un exposé d’environ 20 min sur le thème du jour.

– Un échange libre autour du thème de l’exposé de la séance : tout peut être dit et tout est  accueilli sans jugement

Ça prend combien de temps ?

9 rencontres d’une heure autour d’un déjeuner, à Notre-Dame de Pentecôte (sous-sol).

1 journée au cours d’un week-end.

C’est pour qui ?

Pour toute personne qui s’interroge sur le sens de la vie dans votre milieu professionnel.

Chrétien ou non, pratiquant ou non : tout le monde est bienvenu !

La petite fille aux allumettes

Il faisait vraiment très, très froid ce jour là ; il neigeait depuis le matin et maintenant il faisait déjà sombre ; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait pieds nus dans la rue. Lorsqu’elle était sortie de chez elle ce matin, elle avait pourtant de vieilles chaussures, mais des chaussures beaucoup trop grandes pour ses si petits pieds. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle courut pour traverser devant une file de voitures ; les voitures passées, elle voulut les reprendre, mais un méchant gamin s’enfuyait en emportant l’une d’elles en riant, et l’autre avait été entièrement écrasée par le flot des voitures.
Voilà pourquoi la malheureuse enfant n’avait plus rien pour protéger ses pauvres petits petons.
Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes : elle en tenait une boîte à la main pour essayer de la vendre. Mais, ce jour-là, comme c’était la veille du nouvel an, tout le monde était affairé et par cet affreux temps, personne n’avait le temps de s’arrêter et de considérer l’air suppliant de la petite fille.
La journée finissait, et elle n’avait pas encore vendu une seule boîte d’allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient maintenant sa longue chevelure. De toutes les fenêtres brillaient des lumières et de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur de volaille qu’on rôtissait pour le festin du soir.
Après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d’allumettes, l’enfant aperçut une encoignure entre deux maisons. Elle s’y assit, fatiguée de sa longue journée, et s’y blottit, tirant à elle ses petits pieds : mais elle grelotte et frissonne encore plus qu’avant et cependant elle n’ose pas rentrer chez elle.
Elle n’y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L’enfant avait ses petites menottes toutes transies. »Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts ? » C’est ce qu’elle fit. Quelle flamme merveilleuse c’était ! Il sembla tout à coup à la petite fille qu’elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, comme elle en avait aperçu un jour. La petite fille allait étendre ses pieds vers ce poêle pour les réchauffer, lorsque la petite flamme de l’allumette s’éteignit brusquement et le poêle disparut. L’enfant resta là, tenant dans sa main glacée un petit morceau de bois à moitié brûlé.
Elle frotta une seconde allumette : la lueur se projetait sur le mur qui devint transparent. Derrière cette fenêtre imaginaire, la table était mise : elle était couverte d’une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s’étalait une magnifique oie rôtie, entourée de pommes sautées : et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et avec une fourchette, vient se présenter devant la pauvre petite affamée. Et puis plus rien : la flamme de l’allumette s’éteint.
L’enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d’un splendide arbre de Noël. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs : de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite fille étendit la main pour en saisir une : l’allumette s’éteint. L’arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles. Il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu. « Voilà quelqu’un qui va mourir » se dit la petite.
Sa vieille grand-mère, la seule personne qui l’avait aimée et chérie, et qui était morte tout récemment, lui avait raconté que lorsqu’on voit une étoile qui file vers la terre cela voulait dire qu’une âme montait vers le paradis.
Elle frotta encore une allumette : une grande clarté se répandit et, devant l’enfant, se tenait la vieille grand-mère. – Grand-mère, s’écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh ! tu vas aussi me quitter quand l’allumette sera éteinte : tu vas disparaître comme le poêle si chaud, l’oie toute fumante et le splendide arbre de Noël. Reste, s’il te plaît !… ou emporte-moi avec toi.
Et l’enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir sa bonne grand-mère le plus longtemps possible. Alors la grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n’y avait plus ni froid, ni faim, ni chagrin.
Le lendemain matin, les passants trouvèrent sur le sol le corps de la petite fille aux allumettes ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire : elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d’autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d’un paquet d’allumettes.
– Quelle petite sotte ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D’autres versèrent des larmes sur l’enfant ; mais ils ne savaient pas toutes les belles choses qu’elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant, dans les bras de sa grand-mère, la plus douce félicité.

Auteur : Hans Christian Andersen


N°949 Semaine du 18 Décembre 2019 au 8 Janvier 2020

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2019 – 949