Exposition de Christine Meztler & Sophie Pénicaud « LAUDATO SI »

Exposition de Christine Meztler & Sophie Pénicaud « LAUDATO SI »

time 12 h 30 min

Every mercredi from

11 avril 2018

To

22 mai 2018

« La nature est une source constante d’émerveillement et une révélation continue du divin » (Laudato Si chap.2 IV – 85 )

 
Dans cette perspective, Sophie Pénicaud propose, par ses peintures, collages, gravures, de toujours plus nous émerveiller devant la création.
Christine Meztler a voulu, avec ses sculptures, mettre en image le poème de Saint François .

 « Un regard sur la peinture de Sophie Pénicaud.

 

 Sophie Pénicaud regarde le près et le lointain.

 Le près, elle le dessine avec précision, crayon en main, avec une fidélité absolue. Rien ne lui échappe ; la croisée de la fenêtre entr’ouverte, le fauteuil, ce que l’œil voit de là où il regarde. Elle privilégie des éléments et en fait des natures mortes, toujours agréables à regarder, empreintes de douceur de vivre. Elle établit le « portrait » de la maison comme personne, du dehors, comme du dedans. C’est son grand art. Les intérieurs, l’architecture, les vues du dedans, les maisons, seront regardées, étudiées, précisées, selon ce que son œil va percevoir, et que sa main va dessiner, de main de maître.

Sa formation première des Arts Appliqués est la bonne pour elle; toujours, elle donnera l’équilibre, la perspective juste, les volumes, quelques détails choisis …

Le lointain, lorsqu’elle le regarde, va lui donner d’être en la présence-même de la poésie, par des touches plus floues, car alors, il y a du recul. En effet, si elle sait voir de très près, elle sait aussi appréhender le lointain, et, lorsqu’elle traite de paysages, on va voir son graphisme originel, toujours sous-jacent à son œuvre, créer des interpénétrations très subtiles et toujours réussies.

En regardant ces vastes étendues de nature presque vierge, on entre en présence d’une profondeur qu’elle a contemplée. Elle parle, dans ses paysages, et bien au-delà d’eux, de la présence, dans ce monde créé, de ce qui est présence spirituelle, et qui se donne à voir.

 La couleur va rentrer en œuvre dans la douceur. Un jaune est constant et n’appartient qu’à elle. Il est d’or, et se fait parfois plus acide. Il sera la note qui caractérise son travail, à l’huile ou à l’acrylique, dans ses pastels, ses monotypes. Il sera agrémenté de bleus déclinés, de rouges, de verts, parfois de touches de rose.

Elle a sa palette, son graphisme. Toujours, tels les doigts des deux mains qui s’enlacent, ses paysages unissent en eux-mêmes l’intime qui travaille son âme.  Sophie Pénicaud fixe un horizon et questionne la vie. Il y a une rime entre ses ciels et ses terres ou ses eaux mêlées. Que fixe t-elle dans cette interface qui nous introduit dans ce fond qui revient toujours vers nous ?

Sa peinture se donne dans son mystère, emprunt de rigueur et de poésie, de franchise et de retenue, avec ses particularités, son œuvre capture le regard et nous entraîne; elle est intemporelle. »

Christine CHELINI

Historienne de l’Art,  Artiste plasticienne