CAHIER D’ESPÉRANCE N°939«BIOETHIQUE »

Intervenants : Roger et Sylvie qui œuvrent pour ces deux
associations dans le cadre de la Maison ND Pentecôte

Les Alcooliques Anonymes

Il y a, dans chaque semaine, deux jours pour lesquels on ne devrait pas se tracasser …

L’un de ces jours est HIER avec ses erreurs et ses soucis, ses maux et ses peines : Hier s’échappe à jamais de nos mains.

L’autre jour c’est DEMAIN, avec ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements. DEMAIN est aussi hors de notre portée.

Il reste un jour : AUJOURD’HUI.

Tout homme peut livrer les combats d’un seul jour. Vivons donc un seul jour à la fois, sans boire d’alcool, juste aujourd’hui.

Les Alcooliques anonymes sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d’aider d’autres alcooliques à se rétablir.

Le désir d’arrêter de boire est la seule condition pour être membre des AA.

Notre but premier est de demeurer abstinents d’alcool et d’aider d’autres alcooliques  à le devenir.

Les Groupes Familiaux Al-Anon 

Les Al-Anon forment une fraternité de familles et d’amis d’alcooliques qui partagent leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leurs problèmes communs.

Nous croyons que l’alcoolisme est une maladie qui engendre un mal familial et que notre changement d’attitude peut contribuer au  rétablissement.

Al-Anon n’est affilié à aucune secte, dénomination religieuse, entité politique, organisation ou institution. Il n’y a pas de frais d’inscription, la fraternité subsiste par ses propres moyens grâce aux contributions volontaires de ses membres.

Al-Anon n’a qu’un but : aider les familles des alcooliques. Nous y parvenons en pratiquant les Douze Etapes, en accueillant et en réconfortant les familles des alcooliques, et en apportant notre compréhension et notre encouragement à l’alcoolique.

Les Groupes Familiaux Al-Anon sont nés en 1951 aux Etats Unis et en 1962 en France.

On compte aujourd’hui plus de 30 000 groupes Al-Anon et Alateen (150 en France) répartis dans 142 pays.


Pourquoi le projet de loi actuel est-il inquiétant ?

Parce que, comme l’ont déclaré unanimement tous les évêques de France, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules « institutionnaliserait d’emblée l’absence de père ». Certes, beaucoup d’enfants grandissent déjà en l’absence de père ou avec un père défaillant mais le drame de la « PMA pour toutes » serait de créer délibérément ce traumatisme et de supprimer a priori toute référence paternelle. D’autres mesures (concernant par exemple la recherche sur l’embryon ou le diagnostic prénatal) sont également gravement contraires au principe de dignité, fondateur pour notre vie en société 

L’Eglise est-elle dans son rôle en se mêlant ainsi de politique ?

La mission essentielle de l’Eglise est de vivre et d’annoncer l’Evangile. Mais, dans cette lumière, elle est aussi appelée à témoigner en faveur de la dignité de toute personne humaine et de la véritable fraternité. L’engagement de l’Eglise dans la cité est à la fois éthique et social : alors que la médecine d’urgence et de proximité est en crise, alors que les plus pauvres sont souvent privés de certains soins, donner la priorité financière aux transgressions éthiques est encore plus choquant.

L’Eglise catholique est-elle la seule à s’opposer au projet de loi ?

L’ensemble des confessions religieuses a eu l’occasion d’exprimer de profondes réticences. La philosophe du féminisme, Sylviane Agacinski, ou le sociologue de mai 68, Jean-Pierre Le Goff, parmi d’autres intellectuels reconnus, ont manifesté leurs oppositions. L’Académie de Médecine elle-même a émis de fortes réserves. Croyants et non croyants se rencontrent donc pour estimer ce projet gravement défaillant.

Comment réagir à ce projet en chrétiens ?

Il faut d’abord que chacun prenne le temps de réfléchir sérieusement (beaucoup de documents sont disponibles sur le site eglise.catholique.fr). Il est ensuite important de se manifester d’une manière ou d’une autre (manifestation publique, lettres aux élus, prise de parole autour de soi…). Il est enfin décisif d’unir, sur ce sujet comme sur tous les autres, détermination courageuse et bienveillance paisible.

L’Eglise ne sait-elle que dire « non » au progrès ?

La position de l’Eglise est toujours et fondamentalement un grand « oui » à la vie et parfois, quand il le faut, un « non » à ce qui la défigure. L’Eglise comprend et veut accompagner la souffrance des couples en attente d’enfants. Elle accueillera toujours tous les enfants, quelle que soit la manière dont ils ont été conçus. Mais le progrès n’est pas la fuite en avant sans discernement suffisant dans tout ce que permettent les nouvelles technologies. Le véritable progrès c’est le respect de la dignité de toute personne humaine, c’est l’écologie intégrale : le respect et le développement de la vie si belle et si fragile qui nous est confiée.

Nanterre le 23 septembre 2019

Mgr Matthieu Rougé


La vie, l’amour et le progrès 

Qu’est-ce que la vie ? En quoi consiste-t-elle ? Il est difficile de définir la vie alors que l’on n’a accès a priori qu’au vivant. Ces quelques lignes sont alors une tentative de réflexion, peut-être un peu trop rapide, une amorce de réflexion. En biologie, selon le dictionnaire, la vie est définie par trois caractéristiques du vivant : La croissance ; Le métabolisme (la manière de se nourrir pour le maintient en vie de l’individu) ; La reproduction (pour le maintient en vie du collectif, de l’espèce).

Avancer vers toujours plus de vie (le progrès) va donc consister, au moins en partie (la vie humaine comporte également une dimension de relation entre les individus appelés à s’entraider pour vivre dans toutes leurs dimensions biologique, psychologique, spirituelle, …), va consister à favoriser toujours plus la réalisation de chacune de ces caractéristiques de la vie biologique pour l’être humain.

Mais la croissance ne commence-t-elle pas dès la première cellule fécondée, quand apparaît à l’existence un nouveau code génétique « humain », correspondant à un nouvel individu, un nouvel être « humain » ?

La reproduction, l’engendrement de la vie, ne suppose-t-il pas la différence des sexes, la différence homme-femme dans toutes les dimensions de l’être humain : bio-physiologique, psychologique, spirituelle, … ? En effet, l’être humain, en tant qu’être vivant qui, par nature, est fait pour vivre et donc engendrer la vie, n’engendre-t-il pas la vie que dans la seule relation homme-femme ?

Donc le progrès ne consiste-t-il pas, entre autres, à favoriser toujours davantage la vie humaine dès la conception, la vie humaine engendrant la vie humaine dans la seule relation homme-femme dans le cadre d’une famille composée de deux époux qui deviennent père et mère concevant des enfants et les accompagnant dans leur croissance vers l’âge adulte dans la différence des sexes ?

Mais d’où sort cette vie ? On ne se donne pas à soi-même la vie : elle nous est donnée, on la reçoit d’un extérieur à nous-mêmes et ce n’est pas nous, les humains, qui décrétons ce qu’est la vie.

Dans l’humanité, selon la loi naturelle, les enfants ne sont-ils pas le fruit de l’amour de leurs parents se donnant l’un à l’autre au plus profond de leur intimité de personnes ? La vie apparaît ainsi comme le fruit de l’amour d’un homme envers une femme et réciproquement. Et l’amour apparaît alors non pas comme la satisfaction d’un désir pour soi, mais comme le renoncement à soi-même, l’oubli de soi pour se donner à l’autre et le faire vivre. D’une manière générale, toute l’expérience humaine montre que l’on a besoin d’être aimés des autres pour vivre et être capables d’aimer à son tour les autres pour les faire vivre, grandir dans l’ordre de la vie. Vivre, c’est être aimé et aimer.

Dans ce sens, l’enfant ne devrait-il pas être le fruit de l’amour de ses parents l’un envers l’autre qui se concrétise par le don d’une nouvelle vie humaine reçue d’un extérieur et accueillie ? Cela n’exclut-il pas, d’un point de vue de pleine vocation humaine, l’enfant fruit du désir de ses parents pour eux-mêmes (quelle que soit la légitimité de ce désir) ? Car alors on n’accueille plus un don non obligatoire venant d’un extérieur à nous-mêmes mais on se procure, ou on essaie de se procurer l’objet de notre désir quitte à le fabriquer pour soi (au moins en partie) : est-ce vraiment un progrès vers plus d’amour et donc de vie ?

Reste à identifier quel est cet extérieur à nous-mêmes. Bibliquement il nous est dit que Dieu est amour et vie et source de vie. Ce Dieu n’est-il pas cet extérieur à nous-mêmes dont nous nous recevons ?

          Jean Guichené


SEMAINES SOCIALES DE FRANCE

Après une année 2018 consacrée à une réflexion sur elles-mêmes et leur rôle dans la société française, une année de refondation en quelque sorte, les Semaines
Sociales de France renouent avec leurs rencontres annuelles.

La 93ème rencontre des Semaines Sociale de France aura lieu les samedi 16 et dimanche 17 novembre 2019 (du samedi 9h00 au dimanche environ 16h00/16h30) à l’Université Catholique de Lille, 60 Boulevard Vauban – 59800 LILLE.
Une soirée conviviale est prévue le vendredi 15 novembre dans différents lieux de la métropole lilloise de 19h30 à 22h30.

Le thème retenu est :

Refaire société
Comment inventer des liens dans une France fracturée ?

« En 2019, les Semaines sociales, dans un dialogue constant avec d’autres acteurs sociaux, prévoient de dresser un diagnostic qui mette en lumière les failles de notre société, mais aussi les expériences qui marchent, qui recréent du lien entre les
personnes et construisent un monde plus équitable. »

Le programme de cette rencontre (ateliers, témoignages, conférences, fil théologique, fresque musicale et théâtrale) peut être consulté sur le site : www.ssf-fr.org ;
il peut être téléchargé au format .pdf

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes sur le site : www.ssf-fr.org


Cette année encore, vous pourrez suivre à la Défense
un des 130 parcours Zachée proposés en France » . 

Parcours de (trans)formation à l’écoute de l’enseignement social de l’Eglise. 16 séances
prévues à l’heure du déjeuner jusqu’en juin permettent d’unifier sa vie et de suivre davantage le Christ dans sa vie professionnelle, de façon très concrète.

La pédagogie Zachée s’appuie sur un cocktail de temps de prière, d’enseignement, d’exercices personnels, et d’échanges fraternels.

Pour en savoir plus, venez le 8 octobre à 12h30 : présentation et court topo sur « Prendre Soin de la Création« .

Le premier enseignement du parcours sera lui le 15 octobre à 12h30.

Contact: parcours.zachee.ladefense@gmail.com

N°939 Semaine du   2 au 9 Octobre 2019

Vous pouvez télécharger le Cahier d’Espérance N°939 au format PDF :

2019 – 939