Cahier d’Espérance n° 794 : « De l’Evangile de Luc et de Matthieu »

De l’Evangile de Luc 

Lc 2, 15   Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci
se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé,
l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »

16       Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né   couché dans la mangeoire.

17  Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de  cet enfant. 

De l’Evangile de Matthieu 

Mt 2, 1   Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici  que des Mages venus d’orient arrivèrent à Jérusalem

 2       et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu  son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

Comme les Bergers et les Mages, en ces jours où nous fêtons la Nativité du  Christ, hâtons-nous vers Jésus, pour l’adorer et lui offrir notre vie, nos prières, nos demandes.

Le monde a tant besoin de paix. Nous lui demanderons la paix pour les gens tourmentés, pour les gens exilés, pour les peuples en guerre… apporte-nous la Paix !

Il nous enseignera : C’est ma paix que je vous donne.

Il nous commandera : Pour vous, soyez artisans de paix.

Aussi l’Eglise se rend disponible pour être médiatrice dans le monde, pour  écouter et venir en aide aux familles qui se déchirent.

 Le monde doute: où est-il Dieu ? Nous lui demanderons de parler sur Dieu.

Il nous enseignera : Qui m’a vu, a vu le Père.

Il nous commandera : Enseignez-les et témoignez.

Aussi l’Eglise catéchise les enfants, réunit les Jeunes du monde entier, témoigne sur les marchés et sur les plages ; se rend présent dans les hôpitaux et les prisons.

 Le monde a besoin de fraternité. Nous lui dirons les divisions et le dur
labeur des hommes et des femmes de bonne volonté, ici et partout.

Il nous enseignera : Moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

Il nous commandera : C’est un signe que je vous ai donné ; vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns les autres. 

Aussi l’Eglise s’engage auprès des personnes réfugiées, ouvre des écoles dans les favelas et les « slums » ; elle fait se réunir les gens de toutes races et cultures pour partager les repas et les prières. Elle fait réfléchir sur les enjeux économiques pour que l’Homme soit au cœur des décisions.

Le monde a besoin d’espérance. Nous lui demanderons une parole sûre.

Il nous enseignera : Celui qui croit en Moi, vivra quand même il serait mort.

Il nous commandera : Ne pleurez pas, en tout temps soyez dans l’allégresse que procure la foi.

Aussi l’Eglise accompagne ceux qui sont en deuil pour partager la promesse d’Eternité, ne cesse de porter le monde dans sa prière, du fin fond des monastères jusqu’aux cathédrales des grandes villes.

Comme les Bergers et Mages, nous sommes venus à la crèche car nous avons   besoin de Toi, Jésus.

De Toi, pour entendre sans cesse tes enseignements, pour suivre tes commandements.

Tu nous as fait la promesse : Moi, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps.

Tu es venu dans le cours du temps, Tu es venu dans l’histoire d’Israël, dans l’histoire du monde et, ce soir, nous sommes venus à la crèche pour te parler, t’adorer, te prier.

Et c’est nous maintenant qui devons retourner dans l’Incarnation, c’est nous  qui  devons retourner dans le monde réel, dans le monde concret, dans l’histoire du monde pour y vivre et y faire vivre, en Ton Nom, la Paix, la Foi, la  Fraternité, l’Espérance que Toi seul peut apporter.

Et à tous, nous vous souhaitons une Bonne  et Sainte  Année 2016

Père Alain Lotodé


pape-francois2

Vivre l’Année de la Miséricorde à Notre Dame de Pentecôte ! 

Cette Année Sainte a commencé le 8 décembre 2015 en la fête de l’Immaculée Conception et le jour du 50° anniversaire de la clôture du Concile Vatican II. Elle se terminera le 30 novembre 2016 en la fête du Christ Roi. Pour nous permettre d’entrer dans cette Année du Jubilé de la Miséricorde, le Pape offre à notre réflexion un texte intitulé : « Le visage de la Miséricorde »*

Dans ces quelques pages, nous sommes invités par le Pape François à découvrir quel est le sens de cette Miséricorde, à en contempler le mystère, ce chemin qui unit l’Homme à Dieu, manifesté par Jésus Christ, Visage de la Miséricorde du Père. Nous sommes invités alors à être les témoins de cette Miséricorde de Dieu dans le monde.

A Notre Dame de Pentecôte, nous vous proposons d’échanger à partir de ce texte pour découvrir comment l’Ecriture nous parle d’un Dieu miséricordieux, comment aujourd’hui nous sommes appelés à vivre et à être témoins de la Miséricorde de Dieu, dans tous les aspects de notre vie familiale, sociale ou professionnelle…

Une première rencontre aura lieu le mardi 19 janvier à 12h30.   Venez nombreux… (Possibilité de sandwiches).

 * Bulle d’indiction « Misericordiae Vultus » ou « Le visage de la Miséricorde » disponible   à la librairie de NDP (3 ou 5  € selon l’éditeur)  ou par Internet sur le site du Vatican.

Extraits du Message du Pape François pour la célébration de la Journée mondiale de la Paix le 1er janvier 2016,  intitulé : « Gagne sur l’indifférence et remporte la paix ! »

     Dieu n’est pas indifférent ! Dieu accorde de l’importance à l’humanité, Dieu ne l’abandonne pas !

            Au début de l’année nouvelle, je voudrais accompagner de cette profonde conviction les vœux d’abondantes bénédictions et de paix, sous le signe de l’espérance, pour l’avenir de tout homme et de toute femme, de toute famille, peuple et nation du monde, ainsi que des Chefs d’État et de Gouvernement et des Responsables des religions. En effet, ne perdons pas l’espérance de voir en 2016 chacun, engagé fermement et avec confiance, à différents niveaux, à réaliser la justice et à œuvrer pour la paix. Oui, celle-ci est don de Dieu et œuvre des hommes. La paix est don de Dieu, mais don confié à tous les hommes et à toutes les femmes qui sont appelés à le réaliser.

…..Dans cette même perspective, avec le Jubilé de la Miséricorde, je veux inviter l’Église à prier et à travailler pour que tout chrétien puisse mûrir un cœur humble et compatissant, capable d’annoncer et de témoigner la miséricorde, de « pardonner et de donner », de s’ouvrir « à ceux  qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes, que le monde moderne a souvent créées de façon dramatique » sans tomber « dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté dans le cynisme destructeur»

…Il y a de multiples raisons pour croire en la capacité de l’humanité à agir ensemble,
en solidarité, dans la reconnaissance de sa propre interconnexion et interdépendance, ayant à cœur les membres les plus fragiles et la sauvegarde du bien commun. Cette attitude de coresponsabilité solidaire est à la racine de la vocation fondamentale à la fraternité et à la vie commune. La dignité et les relations interpersonnelles nous constituent comme êtres humains, voulus par Dieu à son image et ressemblance. En tant que créatures dotées d’une inaliénable dignité, nous existons en relation avec nos frères et sœurs, envers lesquels nous avons une responsabilité, et avec lesquels nous agissons en solidarité. En dehors de cette relation, nous serions des êtres moins humains. C’est justement ainsi que l’indifférence constitue une menace pour la famille humaine. Alors que nous nous mettons en marche vers une année nouvelle, je voudrais inviter chacun à reconnaître ce fait, pour vaincre l’indifférence et conquérir la paix.

….Jésus nous enseigne à être miséricordieux comme le Père (cf. Lc 6, 36). Dans la parabole du bon Samaritain (cf. Lc 10, 29-37), il dénonce l’omission d’aide devant l’urgente nécessité de ses semblables : « Il le vit et passa outre » (cf. Lc 10, 31.32). En même temps, à l’aide de cet exemple, il invite ses auditeurs, et en particulier ses disciples, à apprendre à s’arrêter devant les souffrances de ce monde pour les soulager, devant les blessures des autres pour les soigner, avec les moyens dont on dispose, à commencer par son temps, malgré les nombreuses occupations. L’indifférence, en effet, cherche souvent des prétextes: dans l’observance des préceptes rituels, dans la quantité de choses qu’il faut faire, dans les antagonismes qui nous tienne éloignés les uns des autres, dans les préjudices de tout genre qui nous empêchent de nous faire proche.

La miséricorde est le cœur de Dieu. Elle doit donc être aussi le cœur de tous ceux qui se reconnaissent membres de l’unique grande famille de ses enfants ; un cœur qui bat fort partout où la dignité humaine – reflet du visage de Dieu dans ses créatures – est en jeu.

794 Semaine du 6 au 13 janvier 2016

Vous  pouvez télécharger le Cahier d’Espérance N°794 au format PDF : 2016 – 794